Hausse des crédits en faveur de l’installation en Agriculture

 

Lors d’une récente réunion du Comité National Installation Transmission, Stéphane Le Foll a annoncé le renforcement des moyens affectés à la politique en faveur de l’installation et de  la transmission en agriculture

 

Le gouvernement va financer à hauteur de 18,5M€ en 2015 et de 17,5M€ les années suivantes les actions qui permettent d’accompagner la préparation des installations et d’assurer l’animation de la politique d’installation.

En 2014, 15M€ étaient mobilisés sur ce type d’actions. Cette augmentation témoigne de l’engagement constant du Gouvernement à mener une politique ambitieuse à l’égard des jeunes qui façonnent l’agriculture de demain.

Deux axes sont privilégiés dans le fléchage des moyens affectés, l’accompagnement et la facilitation de l’installation.

Ces actions d’accompagnement consisteront, d’une part à renforcer le financement des points accueil installation (PAI), qui atteindra 3 M€ à partir de 2015 contre environ 1,5M€ précédemment. Les PAI ont pour mission, dans chaque département, d’accueillir tous les porteurs de projets dans leur diversité. D’autre part, les financements viendront en aide aux candidats dans l’élaboration de leur projet, notamment par des études et diagnostics. Les crédits engagés viendront soutenir les centres d’élaboration des plans de professionnalisation personnalisés (CEPPP), les stages préalables à l’installation, et l’observatoire national installation/transmission géré par la Chambre d’Agriculture, dans le cadre d’un pilotage ouvert.IMG_0717

            La politique ambitieuse de facilitation de l’installation met aussi l’accent sur la transmission (repérage des cédants, mise  en  relation  cédants/repreneurs), en mettant en place un suivi post-installation et en communiquant et animant la politique d’installation/transmission, avec des actions s’appuyant sur des appels à projets pluriannuels et multi-partenariaux.

L’approvisionnement local est une belle opportunité pour nos producteurs

Développer l’approvisionnement local et de qualité dans la restauration collective répond à une attente forte des Français, désireux de connaître l’origine des produits alimentaires, leur mode de production, et de s’assurer de leur qualité sanitaire. C’est aussi un moyen d’assurer un débouché à la production agricole d’un territoire et ainsi de structurer l’offre et de créer une dynamique économique territoriale.

Dans la première dizaine du mois de décembre, le Ministère de l’Agriculture a envoyé un guide pratique à tous les maires de France, aux Présidents de Région et de Conseil général pour leur donner les outils – en particulier juridiques – à même de faciliter le recours à l’approvisionnement local dans les restaurants collectifs.

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En effet, des règles strictes encadrent la commande publique pour garantir un égal accès pour tous les fournisseurs et l’absence de discrimination, afin de s’assurer que le choix des donneurs d’ordre soit objectif et transparent. Elles interdisent en particulier un critère d’attribution fondé directement ou indirectement sur l’origine du bien.

Pour autant, l’approvisionnement local peut avoir des caractéristiques propres (fraîcheur, saisonnalité, limitation des transports, etc.) qui répondent à des objectifs d’intérêt général reconnus comme légitimes par le code des marchés publics. En effet, en favorisant les circuits courts ou la qualité des produits par un cahier des charges précis, l’approvisionnement local répond à de nombreuses attentes en matière de développement durable, de protection de la biodiversité et de préservation des emplois agricoles dans des bassins régionaux.

Journée mondiale des sols : Nous avons le devoir d’agir !

Aujourd’hui, vendredi 5 décembre, a lieu la journée mondiale des sols. En qualité de Présidente de l’Observatoire des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers, je tiens à réaffirmer l’urgence de penser différemment l’usage des sols en France et dans le monde.

La question des sols est centrale pour l’avenir de notre pays. Qui n’a pas été interpelé par la multiplication de nouvelles zones d’activités industrielles ou commerciales entraînant avec elles leurs lots d’aménagements ? De la même manière, les récentes inondations dans le sud de la France ont rendu plus évidents les effets pervers de l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols.

Peu à peu, les villes et le mitage progressent sur les terres, provoquant une consommation des terres, un recul des espaces agricoles et une artificialisation accrue des sols.

L’augmentation de la population dans les villes et, de manière plus globale, le déplacement des activités entraînent avec eux des nouveaux besoins au détriment des espaces, surtout agricoles et forestiers.

Face à la démultiplication de ces phénomènes, nous avons le devoir de changer d’état d’esprit, de susciter une véritable prise de conscience nationale et internationale des enjeux cruciaux qui entourent ces phénomènes de recul des espaces naturels, agricoles et forestiers. Ces derniers constituent notre patrimoine commun. Sur eux repose notre capacité à assurer notre alimentation, notre qualité de vie mais aussi la qualité de notre air.

En 2050, nous serons près de 10 milliards sur Terre. Les sols vont être plus fortement encore sollicités pour produire, pour se loger, pour se déplacer… Si nous ne réagissons pas notre biodiversité va disparaître.

La préservation de nos sols va nous conduire à relever le triple défi d’assurer la compétitivité du secteur agricole, de garantir une production agricole de qualité respectueuse de l’environnement et de préserver la biodiversité. La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt est l’une des réponses que la France apporte à ce débat complexe. Le soutien aux jeunes agriculteurs qui s’engagent dans un processus de production respectueux de l’environnement est impératif. A ce titre, l’installation et la formation des jeunes agriculteurs sont des enjeux particulièrement importants.

Face à ces défis, nous devons mobiliser toutes les forces dont nous disposons.

Politique d’abord car la question de la gouvernance est primordiale. L’appropriation des sols ne peut nous laisser indifférents. La question des grandes forêts (celle d’Amazonie, du Congo, d’Europe de l’est ou de Chine) n’est pas du seul ressort des pays propriétaires. Une réflexion doit s’engager au sein de l’ONU pour les préserver, les maintenir et même les replanter. L’aménagement du territoire implique aussi de repenser la multifonctionnalité des espaces, tant urbains que ruraux, périurbains qu’îperurbains. La densification et la rénovation du bâti existant doivent nous permettre un développement harmonieux et équilibré, économe en consommation foncière.

Scientifique ensuite. Nous avons des universités et des laboratoires de recherches performants dans l’agro-alimentaire, l’agronomie, l’étude des sols. Nous devons nous appuyer sur leurs recherches pour que l’agriculture de demain bannisse les pesticides chimiques au profit de méthodes ou de pesticides naturels. Les géographes doivent également prendre toute leur part dans la gestion et l’organisation multifonctionnelle du foncier.

2015 sera l’année internationale des sols ! Profitons de cette occasion pour prendre à bras le corps cette question éminemment stratégique pour les générations à venir.

Visite des sites d’innovation agricole en compagnie de Stéphane Le Foll

Retour sur ma visite des sites d’innovation agricole et industrielle de la circonscription avec le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

3Ce Lundi 2 juin, j’ai eu le plaisir d’accompagner Stéphane Le Foll dans le cadre de sa visite autour des sites de l’innovation et de recherche agricole.

14h 30 – Visite du campus de La Valette et plus particulièrement de l’IRSTEA en compagnie des chercheurs qui nous ont présenté les innovations et procédés révolutionnaires qui vont bouleverser notre façon de produire et notre rapport à la nature. Je tiens à les féliciter pour leurs travaux novateurs et porteurs d’espérance. Grâce à ses hommes et ses femmes, l’excellence de la recherche française au niveau international est chaque jour démontrée.

La visite s’est poursuivie dans l’après-midi par l’inauguration sur le site d’Agropolis du siège du Consortium du Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (CGIAR) qui vise à développer la recherche en agriculture pour éradiquer la faim dans le monde.

Créé dans les années 1970, ce partenariat mondial de recherche agricole veut  permettre l’émergence d’un monde sans faim. Montpellier est depuis longtemps en pointe de la recherche agricole. L’implantation du siège du consortium du CGIAR ne fait que renforcer cette position en honorant toute la communauté scientifique de Montpellier et de la région.

Produire mieux c’est produire dans le respect des hommes et de notre environnement. Doublement des besoins alimentaires d’ici 2050, pénurie de l’eau, dégradation du foncier sont les défis majeurs que nous aurons à relever ; et Montpellier, par l’inauguration du siège du CGIAR, prend toute sa part dans ces combats.

Pour finir, je me suis rendue à Baillargues au Centre de formation d’apprentis de l’industrie, où Stéphane Le Foll présentait les mesures du Pacte de responsabilité et de solidarité aux acteurs économiques de la région et leurs représentants. Simplification des normes, relance de la croissance, soutien des entreprises, le Pacte vise à redresser notre activité économique et recréer de l’emploi à travers des outils comme le CICE, la baisse des cotisations sociales pour nos entreprises et nos salariés.

Rencontres internationales de l’association Agriculteurs Français et Développement International à Agropolis-Montpellier

P1000287Je participais hier après midi aux côtés du Ministre Stephane Le Foll aux rencontres internationales de l’AFDI (agriculteurs français et développement international) sur l’agriculture familiale : des agricultures d’avenir, à Agropolis à Montpellier.

Ce colloque concernait l’agriculture familiale et de proximité dans les pays du Sud pour répondre aux besoins alimentaires des populations,  en écho, avec le Projet de loi d’avenir pour l’agriculture, présenté par Stéphane Le Foll sur lequel je travaille. Lire la suite