Le Sénat a confié le soin à une Mission d’Evaluation et de Contrôle de la Sécurité Sociale (MECSS) de vérifier la pertinence d’instaurer une fiscalité dissuasive dite « comportementale » en matière de consommation d’alcools.

Sur le principe, je ne peux que souscrire à l’idée de lutter contre les comportements à risque en matière de santé publique et notamment l’addiction à l’alcool.

Cette Mission poursuit ses travaux et doit rendre son rapport au gouvernement en juin, aussi j’ai été fort surprise d’apprendre que son président, le Sénateur de l’Aisne Yves Daudigny, se hasarde à évoquer l’instauration d’une nouvelle taxe par bouteille de vin.

Je conteste la méthode et dénonce cette idée funeste que je combattrai de toutes mes forces.

Je m’élève contre la stigmatisation du vin, produit qui fait partie du patrimoine gastronomique, culturel et identitaire de la France.

Je dénonce l’inefficacité de cette mesure puisque toutes les études démontrent qu’il n’y a aucun lien entre consommation et fiscalité.

Je rappelle que les vignerons ont consenti de nombreux efforts, ont surmonté plusieurs crises et sont confrontés encore à de nombreux problèmes, aussi il n’est pas question de les fragiliser davantage.

Aux mesures simplistes, je préfère le travail de fond sur l’éducation et la prévention des consommateurs, et notamment les plus jeunes d’entre eux.

Fière de nos terroirs et de nos territoires, solidaire des acteurs de la filière vitivinicole, je m’oppose à toute nouvelle taxation du vin.