Pour une école inclusive

Jeudi 11 décembre 2014  le Président de la République a réunit  la Conférence Nationale du Handicap.

En préalable, quatre forums thématiques ont été organisés cette année pour dresser un bilan de la politique menée en faveur des personnes en situation de handicap et dresser des perspectives d’amélioration. Même si la situation est loin d’être parfaite pour les personnes en situation de handicap, il faut reconnaître que, depuis 10 ans, les efforts qui ont été faits sont nombreux et ont donné des résultats tangibles.

Aujourd’hui l’Ecole est plus inclusive que jamais. L’École inclusive est avant tout la conception d’un système qui a pour objectif de garantir la réussite éducative de tous les enfants quels que soient leurs besoins. Ce ne sont pas les élèves qui s’adaptent aux besoins du système, mais chaque école qui s’adapte aux spécificités des élèves et met en place tous les dispositifs nécessaires à leur scolarisation et à leur réussite.

L’École inclusive, c’est surtout une réalité. Une réalité juridique inscrite dans la loi. Une réalité pour plus de 250.000 élèves en situation de handicap qui sont scolarisés en milieu ordinaire.

Les progrès accomplis par l’Éducation nationale sont considérables. En 7 ans, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a doublé et il continue d’augmenter chaque année de plus de 10%. Dans toutes les écoles de France, il y a aujourd’hui au moins un élève en situation de handicap. Ce résultat est le fruit d’une détermination sans faille dans la politique menée. Cette détermination se mesure à l’effort budgétaire qui est accompli pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. Plus de 1,5 milliard d’euros y sont consacrés chaque année. Les moyens sont importants et nécessaires, mais ils ne doivent pas occulter l’importance de la formation de tous les professionnels présents à l’école; c’est le socle d’une école réellement inclusive.

Aujourd’hui, ce sont des enseignants formés au sein des Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE), ce sont aussi près de 70 000 personnes formées pour accompagner certains de ces élèves qui, chaque jour, mettent en œuvre des parcours de formation adaptés et dynamiques.

Reconnaissons ces progrès, même si beaucoup reste encore à faire. Par-delà notre volonté de mieux former les jeunes en situation de handicap. L’objectif est de changer profondément les conditions de vie de ces personnes et de faire changer le regard de l’ensemble de la société sur le handicap. Et ce changement a lieu en moment même : dans une école qui s’adapte aux besoins de tous les élèves et aux besoins de chacun d’entre eux, dans un environnement scolaire qui prend en compte les spécificités de chaque parcours, ce sont les adultes de demain, tous acteurs de leur propre vie, citoyens éclairés, qui se construisent. Les résultats seront visibles à l’échelle d’une génération. L’École inclusive c’est l’école du XXIème siècle. Une École fondée sur les valeurs républicaines. Une École qui met au cœur de son projet l’idéal d’égalité, en offrant à tous, quelle que soit sa condition, les conditions de la réussite et de l’insertion sociale.

Communiqué de Presse : Réactions aux propos abjects d’un responsable religieux qui n’a de responsable que le titre

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos de Lahoucine Goumri, Président de l’Union des musulmans de Lunel qui gère la mosquée El Baraka de Lunel.

Dans une interview à Midi Libre, Monsieur Goumri ose dire que « La plus grosse filière jihadiste, c’est François Hollande ».

Ces propos sont indignes et mettent en péril notre pacte républicain et laïc, ainsi que la cohésion nationale de notre pays.

En mettant en cause le Président de la République, dont tout le monde connaît l’engagement contre le fanatisme, l’intégrisme et le djihadisme, Monsieur Goumri fait preuve au choix : de provocation ou de manipulation.

En tout état de cause, nous allons saisir Dalil Boubakeur, Président du Conseil Français du Culte Musulman, pour qu’il condamne avec la plus grande vigueur les propos irresponsables de Monsieur Goumri.

Nous comptons également informer le Ministre de l’intérieur, Ministre des cultes sur les propos de Monsieur Goumri.

Nous ne souhaitons pas que les divagations de Monsieur Goumri portent préjudice à la communauté musulmane de Lunel, à laquelle nous tenons à témoigner toute notre considération.

L’immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane souhaite vivre dans la paix et la sérénité; et ne saurait être amalgamée avec les propos abjects d’un responsable religieux qui n’a de responsable que le titre.


 

Fanny DOMBRE-COSTE

Députée de l’Hérault – Troisième circonscription

Patrick VIGNAL

Député de l’Hérault – Neuvième circonscription

Communiqué de presse : Pour la reconnaissance du « Burn-out » comme maladie professionnelle

Aujourd’hui près de 3,2 millions de personnes, des employés, des cadres, des artisans, des agriculteurs, des chefs d’entreprises vivent un stress quotidien et risquent un épuisement nerveux au travail.

Le nombre des cas répertoriés est en augmentation constante depuis des décennies.

Les privatisations de sociétés publiques, tels que France Télécom ou La Poste, mais aussi la grande distribution ou le secteur bancaire, ont attiré notre attention. Près d’un quart des salariés du privé déclarent avoir eu de graves problèmes psychologiques au travail. Le stress au travail est une réalité, un véritable fléau.

Cadres, médecins, ouvriers, agriculteurs isolés, enseignants, petits patrons, le même symptôme pour des  métiers sans rapport. Comment expliquer une telle généralisation? Les crises économiques, la peur du chômage, du déclassement, la pression sur la rentabilité sous le coup de la mondialisation financière et des progrès de productivité qu’elle impose, la violence du marché du travail faisant du salarié une variable d’ajustement des politiques économiques des entreprises n’y sont sans doute pas étrangères.

Comme l’épuisement physique, l’épuisement nerveux au travail n’est pas un épiphénomène et il prospère.

Signataire de l’appel des trente parlementaires sur l’épuisement au travail, je milite, aux côtés de mes collègues député-e-s et sénateurs pour que le « Burn-out » soit reconnu comme maladie professionnelle par la Sécurité Sociale.

Le dialogue entre les partenaires sociaux sur l’organisation du travail est impératif pour que nous nous engagions collectivement sur le chemin de la responsabilité partagée et de la prévention du burn-out au sein des entreprises. Nous devons aborder cette question de société sans tabous, en prenant en compte toutes les implications et toutes les conséquences.

Journée mondiale des sols : Nous avons le devoir d’agir !

Aujourd’hui, vendredi 5 décembre, a lieu la journée mondiale des sols. En qualité de Présidente de l’Observatoire des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers, je tiens à réaffirmer l’urgence de penser différemment l’usage des sols en France et dans le monde.

La question des sols est centrale pour l’avenir de notre pays. Qui n’a pas été interpelé par la multiplication de nouvelles zones d’activités industrielles ou commerciales entraînant avec elles leurs lots d’aménagements ? De la même manière, les récentes inondations dans le sud de la France ont rendu plus évidents les effets pervers de l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols.

Peu à peu, les villes et le mitage progressent sur les terres, provoquant une consommation des terres, un recul des espaces agricoles et une artificialisation accrue des sols.

L’augmentation de la population dans les villes et, de manière plus globale, le déplacement des activités entraînent avec eux des nouveaux besoins au détriment des espaces, surtout agricoles et forestiers.

Face à la démultiplication de ces phénomènes, nous avons le devoir de changer d’état d’esprit, de susciter une véritable prise de conscience nationale et internationale des enjeux cruciaux qui entourent ces phénomènes de recul des espaces naturels, agricoles et forestiers. Ces derniers constituent notre patrimoine commun. Sur eux repose notre capacité à assurer notre alimentation, notre qualité de vie mais aussi la qualité de notre air.

En 2050, nous serons près de 10 milliards sur Terre. Les sols vont être plus fortement encore sollicités pour produire, pour se loger, pour se déplacer… Si nous ne réagissons pas notre biodiversité va disparaître.

La préservation de nos sols va nous conduire à relever le triple défi d’assurer la compétitivité du secteur agricole, de garantir une production agricole de qualité respectueuse de l’environnement et de préserver la biodiversité. La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt est l’une des réponses que la France apporte à ce débat complexe. Le soutien aux jeunes agriculteurs qui s’engagent dans un processus de production respectueux de l’environnement est impératif. A ce titre, l’installation et la formation des jeunes agriculteurs sont des enjeux particulièrement importants.

Face à ces défis, nous devons mobiliser toutes les forces dont nous disposons.

Politique d’abord car la question de la gouvernance est primordiale. L’appropriation des sols ne peut nous laisser indifférents. La question des grandes forêts (celle d’Amazonie, du Congo, d’Europe de l’est ou de Chine) n’est pas du seul ressort des pays propriétaires. Une réflexion doit s’engager au sein de l’ONU pour les préserver, les maintenir et même les replanter. L’aménagement du territoire implique aussi de repenser la multifonctionnalité des espaces, tant urbains que ruraux, périurbains qu’îperurbains. La densification et la rénovation du bâti existant doivent nous permettre un développement harmonieux et équilibré, économe en consommation foncière.

Scientifique ensuite. Nous avons des universités et des laboratoires de recherches performants dans l’agro-alimentaire, l’agronomie, l’étude des sols. Nous devons nous appuyer sur leurs recherches pour que l’agriculture de demain bannisse les pesticides chimiques au profit de méthodes ou de pesticides naturels. Les géographes doivent également prendre toute leur part dans la gestion et l’organisation multifonctionnelle du foncier.

2015 sera l’année internationale des sols ! Profitons de cette occasion pour prendre à bras le corps cette question éminemment stratégique pour les générations à venir.

Communiqué de presse : Parce que je crois que la paix est possible, j’ai voté pour…

J’ai voté pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

La reconnaissance d’un Etat est de la prérogative de l’exécutif. Il est exceptionnel que le Parlement se saisisse d’une telle question. Mais l’Assemblée Nationale a souhaité affirmer, dans un vote solennel, l’attachement de la France envers deux peuples et sa volonté de voir naître la paix entre eux.

Les peuples palestinien et israélien sont des peuples amis. Comme l’a souligné Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, « nos seuls ennemis dans cette région sont les extrémistes et les fanatiques, de chaque coté, entravant la marche vers la paix ».

En réaffirmant cette solution des deux Etats souverains que la France défend depuis 1947, l’Assemblée nationale donne une suite logique à la diplomatie de la France par une position claire : la représentation nationale reconnaît l’Etat de Palestine.

Cette position est celle de la sagesse. Il y a urgence à « aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un Etat démocratique et souverain de Palestine en paix et en sécurité aux cotés d’Israël » comme l’affirme le texte voté.

Ce vote, dont je suis fière, est celui du refus du fatalisme et de l’inertie, du rejet du fanatisme et de la violence. Il invite le gouvernement français à poursuivre ses efforts et ses négociations, avec nos partenaires en faveur de la paix.

La création d’un Etat viable est une aspiration légitime du peuple palestinien.

La garantie d’une sécurité durable est une demande légitime du peuple israélien.

Nous faisons le pari du volontarisme politique qui permettra de satisfaire les vœux de deux peuples amis.

Communiqué de presse : Vote sur le Projet de Loi de délimitation des régions : de l’ambition pour le Languedoc-Roussillon !

Je me suis abstenue ce Mardi 25 novembre 2014, lors du vote sur le Projet de Loi relatif à la délimitation des régions.Je rends hommage au Président Christian Bourquin qui a tout mis en œuvre, dans la droite ligne de son prédécesseur Georges Frêche, pour développer ce territoire riche de sa démographie (en constante augmentation), de son économie en lien avec la recherche scientifique et de l’innovation sociale.

Si je ne suis pas opposée par principe à une fusion avec Midi-Pyrénées, j’aurais aimé que nous prenions le temps de la discussion et de la construction avec l’ensemble des acteurs locaux, pour établir un véritable projet stratégique, économique et social qui permette de susciter l’adhésion et de provoquer un élan. Un Projet qui soit bien une fusion entre territoires égaux, et pas une absorption d’une Région par une autre.

J’entends les inquiétudes qui s’expriment face à la taille future de la nouvelle région, qu’elles émanent des communes rurales et périurbaines, des professionnels, des viticulteurs, des chefs d entreprises mais aussi des pôles de recherche, des universitaires ou encore des professionnels de la santé. Quelle place pour eux dans cette nouvelle architecture territoriale ? Comment éviter la fuite des centres décisionnels vers Toulouse? Autant de questions légitimes qu’il faut prendre en compte pour défendre les divers territoires du Languedoc-Roussillon .

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27 milliards investis par l’Europe en France ! 1,2 milliard pour notre région !

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Ce matin, au Corum, je participais au séminaire de Lancement des Fonds européens structurels et d’investissement  en présence de Sylvia Pinel, Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la ruralité.

 Ces fonds s’inscrivent dans la Stratégie Europe 2020  pour une croissance intelligente, durable et inclusive. Quatre fonds sont concernés : le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen (FSE), le Fonds européen agricole pour développement rural (FEADER) et le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

 Ce sont près de 28 milliards d’euros pour la période 2014-2020 qui vont être investis en France dont 1,2 milliard d’euros pour la région Languedoc-Roussillon.

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Communiqué de Presse : « J’apporte mon soutien total et entier au groupe de presse la Marseillaise »

J’apporte mon soutien total et entier à la Marseillaise et à L’Hérault du Jour, dont le groupe de presse a été mis en redressement judiciaire.

Journal clandestin de la Résistance, ces quotidiens participent, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à une information de qualité, qui ne s’inscrit pas dans la pensée unique mais qui questionne et qui participe à l’indispensable éclairage de notre pensée. Lire la suite

La bonne nouvelle de la semaine : Montpellier labellisée #frenchtech !

Les premières labellisations French Tech ont été annoncées ce mercredi 12 novembre. Montpellier fait partie des neuf premières métropoles sélectionnées.

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Ce label a suscité l’enthousiasme des entreprises de l’écosystème numérique qui se sont grandement mobilisées pour que la candidature de Montpellier soit retenue.

 Cette labellisation est avant tout la reconnaissance du travail réalisé depuis des décennies par les politiques publiques auprès des startups innovantes et du secteur numérique dans les pépinières d’entreprises comme Cap Oméga. Lire la suite

Hommage à Juliette DRUINOT : Engagée à 17 ans !

Hier, mardi 11 novembre, je me suis rendue aux commémorations de la Première Guerre mondiale des communes dephoto 1   Saussines et Boisseron. A cette occasion, j’ai tenu à  rendre hommage à une personne dont l’engagement au service du monde combattant est unanimement connu et reconnu. Je veux bien sûr parler de Madame Juliette CASTANO épouse DRUINOT.

« Ici tout le monde connaît Madame Juliette DRUINOT et son regretté époux Marcel depuis leur installation à Boisseron en 1983.

Ici tout le monde apprécie le dévouement et la gentillesse de Juliette DRUINOT.

Alors permettez-vous en cette année où nous commémorons le centenaire de la Première Guerre Mondiale et le 70e anniversaire du Débarquement de Provence, d’évoquer le parcours de Juliette DRUINOT, cette amoureuse de la France Libre, cette citoyenne d’honneur et de cœur. Lire la suite