Appel pour la reconnaissance du burn-out au tableau des maladies professionnelles

Avec 81 députés, j’ai décidé de signer la proposition de loi portée par Benoît Hamon visant à reconnaitre le burn-out comme maladie professionnelle.

3,2 millions de Français sont concernés par le syndrome d’épuisement professionnel : nous sommes face à un véritable défi social à relever, qui touche toutes les catégories de travailleurs qu’ils soient cadres, simples employés, salariés du public comme du privé, artisans, commerçants, agriculteurs ou entrepreneurs. Ce « nouveau mal du siècle » nous conduit à mener une réflexion sur la place de plus en plus significative prise dans le monde du travail, et qui peut avoir tendance à déborder sur les temps de repos,

Aujourd’hui, les pathologies issues d’un burn-out sont prises en charge par l’assurance maladie. Or, si elles étaient inscrites au tableau des maladies professionnelles, c’est la branche « Accident du Travail – Maladie Professionnelle » financée à 97% par les cotisations employeurs qui les prendrait en charge. Une telle mesure permettrait d‘inciter financièrement les entreprises à mieux considérer la souffrance au travail dans leur politique managériale ainsi que dans leur organisation du travail, et ainsi de garantir une meilleur prévention.

Ce changement, c’est aussi une protection et des droits des salariés renforcés : le caractère professionnel de la maladie induit une prise en charge des soins médicaux ainsi qu’une indemnité journalière afin de compenser la perte de revenue entrainée par l’arrêt de travail. En conséquence, le salarié est protégé, son contrat de travail est suspendu et il ne peut être licencié qu’en cas de faute grave.

Nous proposons aussi d’améliorer la procédure de reconnaissance de ces pathologies : engager une telle démarche nécessite en l’état acteur des choses un taux minimum d’incapacité permanente partielle (IPP) de 25%. Or, en pratique, ce seuil élimine l’écrasante majorité des cas avérés de burn-out. C’est pourquoi nous proposons de supprimer ce seuil, comme c’est aujourd’hui le cas en Suède, afin de permettre l’instruction de tous les dossiers.

Cependant, la procédure ainsi réformée ne permettra pas la reconnaissance automatique, afin d’éviter les dérives et les « burn-out de complaisance » : les comités régionaux chargés d’étudier les dossiers verront leur composition renforcée et ouverte à davantage de professionnels spécialistes des risques psychosociaux. Ils devront identifier l’étendue et la réalité des pathologies psychiques liées au travail.

Leur travail favorisera une meilleure compréhension de cette problématique et améliorera la prévention sur ce sujet déjà analysé par de nombreux spécialistes. Je pense notamment à Olivier Torrès, enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier, qui est à l’initiative de l’Observatoire Amarok spécialisé sur la santé des dirigeants de PME et qui traite de la question du burn-out entrepreneurial.

Pour faire de la reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel un succès, j’invite chacune et chacun à signer la pétition en faveur de cette proposition de loi et à rejoindre le Thunderclap dédié. Vous pouvez également écouter ou réécouter mon interview sur le sujet, accordée à France Bleu Hérault le mardi 16 février.

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En plus :

Pour signer la pétition : http://petition-burnout.fr/

Pour rejoindre le Thunderclap : https://www.thunderclap.it/projects/37458-stop-burnout

Pour écouter mon interview sur France Bleu Hérault : https://www.francebleu.fr/emissions/invite-de-7h50/herault/invite-de-7h50-du-mardi-16-fevrier-2016

La France qu’on aime est celle du courage et de la foi en l’avenir

Le vote de dimanche 6 décembre est une photographie de la France d’aujourd’hui, tourmentée par une année d’actes de terrorismes assassins, à une crise économique et sociale dont nous sortons lentement, trop lentement, une jeunesse en proie à une sourde inquiétude, un peuple meurtri en proie au doute…

Les ingrédients sont ainsi réunis pour une réaction dans les urnes : colère, expressions multiples qui trouvent dans le vote extrême l’incarnation du rejet de tout.

S’additionnent ainsi, les réactions aux problèmes économiques, sociaux, d’identités, la peur des attentats, les amalgames, l’islamophobie et le racisme quotidien.

Il nous reste une semaine pour expliquer et convaincre, dire et redire que la solution aux défis auxquels nous sommes confrontés (lutte contre terrorisme, défis économiques mutations environnementales et technologiques) ne passe pas par le vote FN. Fermer les frontières et rejeter la faute sur les autres ne constituent pas un projet de société. Le programme économique du FN est inexistant et dangereux sans compter l’idéologie nauséeuse et dramatique pour notre démocratie.

La France est grande quand elle affronte ses peurs et non quand elle se recroqueville sur elle-même.

Nous avons donc l’exigence morale de veiller à ce que notre république reste fondée sur une démocratie vivante et ne bascule pas entre les mains de ceux qui pratiquent un discours de peur, de rejet et dont l’ADN idéologique, comme nous l’enseigne l’histoire, porte en lui, tous les germes d’un danger démocratique.

Face à cette situation, un seul mot d’ordre : le front républicain !

Partout, où l’extrême droite est en embuscade, un seul candidat doit lui faire face, celui qui défendra la république et ses valeurs. Je salue la décision du Parti socialiste qui a retiré ses candidats, Pierre de Saintignon, Christophe Castaner et Jean-Pierre Masseret ; ils sont l’honneur de ce pays.

Pour nos enfants, pour notre avenir commun, tous les républicains, dimanche prochain, doivent être au rendez-vous de l’histoire et en responsabilité doivent aller défendre, par leur vote, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

4 pour 1000 : luttons contre le réchauffement climatique

Mardi soir, Stéphane Le Foll présentait dans le cadre de la COP 21 le programme de recherche « 4 pour 1000 ». Un programme, technique, qui n’a pas recueilli la faveur des journalistes et qui pourtant est extrêmement ambitieux.
Le potentiel pour lutter contre les changements climatiques en augmentant légèrement la teneur en carbone des sols, à travers la mise en œuvre de pratiques agricoles et forestières, est considérable. On estime qu’une augmentation de la teneur des sols de l’ordre de 4 pour 1000 (0,4%) reviendrait à stopper l’augmentation du CO2 atmosphérique, et donc limiter très fortement le réchauffement climatique.
Double avantage : la quantité de matière organique dans le sol est essentielle à leur fertilité et donc à une agriculture de qualité. Or, dans bien des régions du monde, les sols ont été dégradés par des pratiques agricoles intensives, ou par la déforestation.
La dégradation des sols entraine, le recul de la production agricole, et des mouvements migratoires qui s’accentueront si rien n’est fait. Ainsi, ce programme permet de concilier les objectifs de sécurité alimentaire et la lutte contre le réchauffement climatique.


Limiter la déforestation et encourager les pratiques agro-alimentaires responsables permettront donc de limiter le réchauffement climatique dans des proportions jamais atteintes. Ce programme est donc, pour bien des raisons, un des plus innovants et prometteur.
C’est bien par la force de ce sommet : la coopération politique, mais aussi scientifique au service de la planète et de notre avenir.


Pour y voir un peu plus clair

http://www.inra.fr/Grand-public/Rechauffement-climatique/Tous-les-magazines/Quatre-pour-1000.-Stockage-du-carbone-dans-le-sol

Lancement de la 31ème campagne d’hiver des Restos du Coeur

A l’occasion de la 31ème campagne d’hiver des Restos du Coeur, je me suis rendue au nouveau siège de l’association, à Vendargues, pour saluer Michel Landon, son nouveau président.12274461_1170935576267180_712052302285454283_n
L’an passé ce sont plus de 182,5 millions de repas qui ont été servis sur toute la France.

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Parce que la solidarité est un pilier de notre vie collective, je tiens à remercier, tout particulièrement, les bénévoles pour leur générosité, leur temps et leur mobilisation.

Inauguration de la Maison Régionale de la Chasse et de la Pêche Languedoc Roussillon

Je participais à l’inauguration de la Maison régionale de la chasse et de la pêche à Montpellier. Une première en France. Avec Damien Alary, Président de la Région Languedoc-Roussillon et de nombreux élus.

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Conçu en partenariat avec la Fédération régionale des chasseurs et l’Union régionale de la Pêche, cet établissement offre aussi la possibilité de structurer des projets favorisant le développement des territoires tant sur le plan économique (filière venaison Sud de France, séjour découverte touristique pêche et chasse), qu’environnemental (aménagement des cours d’eau, cultures favorables à la petite faune de plaine, médiation pour une meilleure gestion partagée du sanglier, etc.). 12310650_1170863999607671_3497141804028496586_n

Ce sont ainsi 143 000 usagers de la nature et de l’espace rural, dans la région qui pourront présenter leur pratique au cœur de la vie urbaine. Un espace muséographique vient valoriser les projets de développement durable mis en œuvre par les fédérations, tout en mettant à disposition des compétences professionnelles pour les projets dans les territoires naturels et ruraux.

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Ce bâtiment est un modèle architectural puisqu’il est entièrement construit avec des matériaux locaux, notamment avec du bois Sud de France, favorisant ainsi les circuits courts.

Inauguration de la salle Jean Penso à Clapiers

A l’initiative de France Gaborit, première adjointe de Clapiers, le Conseil municipal a souhaité rendre hommage à Jean Penso qui nous a quitté cet été en donnant son nom au centre culturel de la commune.

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Jean Penso, infatigable musicien et père d’Eric Penso, maire de Clapiers, a longtemps été le président de la MJC. Il était bien connu des Montpelliérains pour les nombreux concerts et masterclass qu’il a organisé.

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L’inauguration se fit en musique en présence de nombreux musiciens venus lui rendre hommage.

Jean Joubert nous a quitté

C’est avec beaucoup de tristesse que j’apprends ce soir la disparition de l’ami Jean Joubert.

Mes pensées vont à ses proches et à toute la famille des poètes.
Homme de mots, homme de coeur, il va manquer à tous ceux qui, au détour d’un de ses livres, à la maison de la poésie, à la comédie du livre ou tout simplement dans sa commune de Guzargues le rencontraient et découvraient cet homme lumineux.

Merci à lui qui m’avait prescrit au début de mon mandat la lecture d’un poème tous les soirs pour nourrir ma pensée.
Cours, poète, cours
dans la forêt du verbe,
Respire, inspire,
Avale au vol une virgule,
Souffle une métaphore.

Cours poète, cours
Cours plus vite encore,
Car la nuit tombe
Et tu entends, derrière toi,
Courir toujours plus vite,
toujours plus près
Courir, souffler et geindre
Une grande ombre sans visage.

Jean Joubert

En ce jour de deuil national

Aujourd’hui, la France se recueille et rend hommage aux victimes des attentats terroristes qui ont ensanglanté la France dans la nuit du vendredi 13 novembre dernier.

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130 morts.

De tous les âges, de toutes les origines, de toutes les conditions, de toutes les confessions et de toutes les convictions.

Beaucoup d’entre eux étaient jeunes. Une génération que la barbarie, la folie, l’inhumanité ont assassinée. Ils s’appelaient : Hugo, Halima, Victor, Claire, Stéphane, Lucie, Maxime, Émilie Cédric, Charlotte, Amine, Anna, Kheireddine…
130 victimes de l’intégrisme, de l’obscurantisme, du fanatisme.

Après l’effroi ressenti dans les jours ayant suivi ces horribles attentats, aujourd’hui comme tous les Français je m’associe dans le recueillement aux familles, aux amis et aux proches des victimes pour ce dernier hommage.

Dans ces moments difficiles, puisons dans l’histoire de notre pays, dans nos valeurs universelles et dans nos idéaux républicains la force de résister et de porter encore et toujours un message inspiré de notre devise nationale : liberté, égalité, fraternité.

Faisons-le avec fierté et fermeté car nous avons la chance d’être les citoyens d’un grand et beau pays : la France.

‪#‎FierDeLaFrance‬

En souvenir d’Hugo Sarrade

En ce jour de deuil, je m’associe à la douleur de la famille d’Hugo et salue la grande dignité exprimée par son père Stéphane Sarrade :

« Hugo, mon fils était allongé, un drap blanc remonté jusqu’aux épaules. Il dormait, son visage était serein et magnifique, rayonnant comme celui d’un jeune adulte de 23 ans (…) J’ai dû à regret quitter cette pièce froide comme la mort, où séparé de mon fils par une vitre, je venais lui dire l’amour de sa mère et de tous les êtres qui avaient croisé sa jeune vie. Les cris de douleurs de la centaine de familles rencontrées à l’institut médico-légal résonnent encore dans ma tête (…)Je ne connais pas les personnes qui ont pris la vie de ces jeunes adultes. Je n’ai pas de haine pour vous car il n’est possible de haïr que des êtres humains. Par vos actes, vous êtes à jamais déchu de cette condition humaine. Vous souhaitez le chaos et la division du peuple français en vous servant de Dieu comme alibi alors qu’il ne vous demande pas de générer cette ignominie. Je pense d’ailleurs à vos parents qui vivent à cet instant la perte d’un enfant qui s’est transformé en bourreau. Sachez de toute façon vous n’aurez ni notre haine ni notre dignité.Il peut être fort celui qui abat, mais il est encore plus fort celui qui se relève (…) Quel monde avons-nous à créer pour cette génération de jeunes adultes et pour le petit frère de Hugo, citoyen du monde ? Jamais nous ne devrons succomber à la tentation du repli nationaliste et de l’extrémisme. Sortons de cette naïveté de croire que l’homme est foncièrement bon et naturellement enclin à aimer l’autre. Dans le monde réel, Il faut combattre l’obscurantisme, l’illettrisme, le dogmatisme, le racisme sous toutes ses formes et dans tous les sens. Sous prétexte d’être le pays de la tolérance, nous ne devons pas accepter que s’exprime librement l’intolérance (…)Hugo se moquait parfois de moi parce que j’avais fait mon service militaire. Cela lui semblait étrange et surréaliste. Pourtant, c’est lui qui avec tant d’autres sont morts pour la France, parce qu’ils étaient Français (…) En 23 ans, il n’a jamais proféré un seul mot raciste ou violent. Avec une adolescence compliquée par la séparation de ses parents, les premières amours, les choix d’études, il se sentait dans le doute et l’angoisse. Nous étions au Japon tous les deux en 2011 et il m’avait dit combattre ses démons et mon amour était impuissant à l’aider. Il m’avait dit qu’il devait avancer et que le jour où il se sentirait libéré de tout cela il se ferait tatouer sur la poitrine ces deux kanji. Fin octobre 2015, il nous a montré les 2 kanjis sur sa poitrine. C’est la dernière fois que je l’ai vu et son merveilleux message a été de me dire : papa, je suis libre et prêt à avancer dans la vie. La police m’a expliqué que Hugo a pris une balle dans l’aine. Sans vraiment comprendre pourquoi, j’ai pensé au poème de Arthur Rimbaud Le Dormeur du Val : Les parfums ne font pas frissonner sa narineIl dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille.Il a deux trous rouges au côté droit.Repose en paix Hugo, ta mère, ton frère, ta belle-mère, tes grands-parents, tes oncles et tantes, tes cousines et tes nombreux amis te gardent à jamais dans le cœur. Dors sous le soleil mon fils, mon bébé, mon ami et mon confident. Que tes rêves éternels soient peuplés d’espoirs et d’étoiles. «